10 juillet 1867

« 10 juillet 1867 » [source : BnF, Mss, NAF 16388, f. 183], transcr. Jeanne Stranart, rév. Florence Naugrette, in Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo, éd. dirigée par Florence Naugrette, [en ligne], https://juliettedrouet.univ-rouen.fr/lettres/jd.entry.7114, page consultée le 25 janvier 2026.

Je ne sais rien encore de ta nuit, mon cher bien-aimé, parce que ton balcon est encore muet. Mais j’espère que tu as aussi bien dormi que moi qui ai pioncé à poings fermésa toute la nuit. Je ne sais pas si tu emporteras des manuscrits mais dans tous les cas, tu ferais bien de m’en avertir parce que je ne peux pas commencer ma malle sans ce renseignement. Tu ferais bien aussi de songer à rassembler tes habits pour me les envoyer. Je te dis tout cela, mon cher adoré, non pour te harceler de mon bourdonnement de mouche du coche, mais pour employer utilement mon temps et mes forces.
Il est probable que tu auras des lettres de Bruxelles tantôt. Peut-être renouvellera-t-on la demande d’amener Sénat, auquel cas il faudra bien s’y résigner quelle que soitb l’inflexibilité du règlement des chemins de fer pour ce genre de voyageur. Pauvre toutou. Je lui promets, quant à moi, de lui adoucir toutes les rigueurs de sa situation et je t’adore.


Notes manuscriptologiques

a « à poing fermé ».

b « quelque soit ».

Cette année-là…
?

Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Juliette Drouet.
Les indiquent les repères chronologiques de la vie de Victor Hugo.

Hugo est grand-père pour la première fois (l’enfant mourra en bas âge). Ils voyagent en Belgique et en Zélande.

  • 31 marsNaissance de Georges, fils de Charles Hugo et de sa femme Alice.
  • 20 juinReprise d’Hernani au Théâtre-Français.
  • 17 juillet-14 octobreVoyage en Belgique et en Zélande.